Giovanni, pour commencer, pouvez-vous vous présenter et nous expliquer comment est née l’idée de GéniA, ce « copilote d’écran » qui intègre l’IA directement dans le navigateur pour gérer emails, LinkedIn et autres tâches du quotidien pro ?
Je m’appelle Giovanni Morin, je suis entrepreneur et commercial depuis plus de quinze ans. J’ai toujours évolué à la croisée du développement commercial, de la technologie et de l’innovation. Au cours de mon parcours, j’ai participé à la création et au développement de plusieurs projets, ce qui m’a permis de comprendre une chose : dans une entreprise, beaucoup de temps est perdu sur des tâches répétitives qui sont pourtant indispensables au quotidien.
L’idée de GéniA est née de ce constat. En tant qu’entrepreneur et commercial, j’utilise de nombreux outils différents pour travailler : la messagerie, LinkedIn, les CRM, les logiciels de gestion… Mais ces outils restent souvent isolés les uns des autres. Je dois constamment passer d’une fenêtre à une autre, copier-coller des informations et répéter les mêmes actions.
Et cela prend énormément de temps. En tant qu’entrepreneur, je dois à la fois gérer ma communication, publier sur les réseaux sociaux, prospecter de nouveaux clients, répondre aux emails, suivre mes projets… Toutes ces tâches sont importantes, mais elles peuvent rapidement prendre une grande partie de la journée.
Je me suis donc posé une question simple : comment utiliser l’intelligence artificielle pour gagner du temps sur certaines de ces tâches, sans pour autant bouleverser complètement la manière de travailler des utilisateurs ?
Nous nous sommes alors demandé : plutôt que de demander aux utilisateurs de s’adapter à toujours plus d’outils, pourquoi ne pas créer un véritable copilote capable de les accompagner directement dans leur environnement de travail ?
C’est ainsi qu’est née l’idée de GéniA, un « copilote d’écran » qui utilise l’intelligence artificielle pour comprendre le contexte de ce que l’utilisateur est en train de faire et l’aider directement dans son navigateur. GéniA peut notamment accompagner la gestion des emails, la prospection sur LinkedIn, la rédaction de contenus ou encore certaines tâches répétitives du quotidien professionnel.
L’objectif n’est pas de remplacer l’humain. Au contraire, nous voulons permettre aux professionnels de se concentrer sur ce qui a réellement de la valeur : la relation, la réflexion, la créativité et la prise de décision. L’intelligence artificielle s’occupe des tâches répétitives et devient une véritable extension de l’utilisateur.
C’est cette vision qui nous a poussés à créer GéniA : rendre l’intelligence artificielle concrète, accessible et directement utile dans le travail quotidien, sans obliger les utilisateurs à changer complètement leurs habitudes.
Si vous deviez expliquer concrètement à un entrepreneur ou à un commercial comment l’IA intégrée au navigateur change sa manière d’écrire ses emails, ses posts LinkedIn ou ses messages, comment décririez-vous la différence d’usage par rapport à un outil externe type Zapier ou Make ?
La différence principale, c’est que GéniA intervient directement là où l’utilisateur travaille déjà, dans son navigateur.
Aujourd’hui, sur la partie emails, LinkedIn ou prise de contact, GéniA n’a pas vocation à automatiser entièrement les actions à la place de l’utilisateur. Il s’agit plutôt d’une assistance intelligente.
Par exemple, un commercial peut recevoir un email d’un prospect. GéniA peut l’aider à comprendre le message, à identifier les points importants et à préparer une réponse adaptée. L’utilisateur garde ensuite le contrôle et peut modifier, valider et envoyer lui-même le message.
C’est la même logique pour LinkedIn. GéniA peut aider à analyser un profil, à préparer une prise de contact ou à rédiger un message plus pertinent et plus personnalisé. L’objectif est d’aider le commercial à gagner du temps et à améliorer la qualité de ses échanges, sans envoyer automatiquement des messages à sa place.
En revanche, certaines tâches peuvent déjà être automatisées. Par exemple, la génération quotidienne d’idées de posts LinkedIn peut être automatisée afin de proposer régulièrement du contenu à l’utilisateur. Celui-ci conserve ensuite la possibilité de sélectionner, modifier et valider les idées qui lui correspondent.
C’est là que se situe une différence importante avec des outils comme Zapier ou Make. Ces outils sont principalement conçus pour connecter des applications entre elles et déclencher des scénarios prédéfinis : lorsqu’une action se produit dans un outil, une autre action est déclenchée dans un autre.
GéniA intervient davantage directement dans l’environnement de travail de l’utilisateur. L’intelligence artificielle peut comprendre le contexte d’un email, d’un profil LinkedIn ou d’une tâche en cours et proposer une aide adaptée à ce moment précis.
Notre vision est d'ailleurs de faire évoluer progressivement GéniA vers davantage d'automatisation, tout en conservant le contrôle de l'utilisateur. Dans les prochaines versions, nous souhaitons notamment pouvoir automatiser certaines tâches de prospection : générer des emails personnalisés en fonction du profil du prospect, intégrer automatiquement les données de contact comme l'adresse email ou le numéro de téléphone, et faciliter la préparation de campagnes de prospection plus ciblées. Et également ajouter la publication semi-automatique sur les autres rseaux sociaux (Facebook, Tiktok...)
On peut donc résumer la différence de cette manière : aujourd'hui, GéniA est principalement un copilote qui aide l'utilisateur à travailler plus vite et plus efficacement. Demain, il pourra également automatiser davantage certaines tâches répétitives, toujours dans un cadre contrôlé par l'utilisateur.
L'objectif est de trouver le bon équilibre entre assistance et automatisation. L'IA doit faire gagner du temps, mais l'utilisateur doit rester maître de ses décisions et de ses interactions.
Vous parlez d’un positionnement « gain de temps sans perte de contrôle ». Dans la pratique, comment avez-vous conçu GéniA pour que l’utilisateur garde vraiment la main sur la validation des emails, posts et messages, et quelles limites vous imposez-vous volontairement pour éviter l’“autopilote” dangereux ?
Concrètement, GéniA peut analyser le contexte et proposer une réponse, un email, un message LinkedIn ou une idée de contenu. Mais l’utilisateur reste celui qui décide de ce qui sera réellement envoyé ou publié.
Par exemple, lorsqu’un email est généré, l’IA peut proposer une première version en fonction du contexte de l’échange. L’utilisateur peut ensuite la modifier, l’adapter à son style, vérifier les informations et décider lui-même de l’envoyer. Même logique pour un message LinkedIn ou un post : GéniA peut aider à préparer le contenu, mais la validation finale reste entre les mains de l'utilisateur.
Nous faisons donc une distinction importante entre trois niveaux : comprendre, proposer et exécuter. GéniA peut comprendre le contexte et proposer une action. En revanche, pour les actions qui engagent directement l'utilisateur — comme envoyer un email, publier un post ou contacter une personne — nous voulons que l'utilisateur conserve le contrôle.
C'est une limite que nous nous imposons volontairement. Nous ne voulons pas créer un système qui envoie automatiquement des centaines de messages ou publie du contenu sans que l'utilisateur sache exactement ce qui se passe. Ce type d'automatisation peut rapidement conduire à des messages impersonnels, à des erreurs ou à une utilisation excessive de l'IA.
Notre approche est donc progressive. Pour les tâches à faible risque, comme la génération d'idées de posts ou l'organisation de certaines informations, l'automatisation peut être plus importante. En revanche, lorsqu'il s'agit de communiquer au nom d'une personne ou d'une entreprise, nous considérons que la validation humaine reste essentielle.
À terme, certaines automatisations pourront être plus avancées, notamment pour la prospection et la préparation d'emails personnalisés à partir des informations disponibles sur un prospect. Mais même dans ce cas, notre objectif est de conserver un cadre clair : l'utilisateur doit pouvoir comprendre ce qui est généré, contrôler les actions réalisées et intervenir à tout moment.
Pour nous, le véritable enjeu n'est pas de construire une IA qui fait tout à la place de l'utilisateur. C'est de construire une IA qui lui fait gagner du temps tout en lui permettant de rester maître de ses décisions et de sa communication.
Depuis le lancement de GéniA, quelles sont les situations les plus fréquentes où vos utilisateurs vous disent : « là, l’IA m’a réellement changé la vie » ? Pouvez-vous détailler un cas d’usage très concret sur les emails, un sur LinkedIn et un sur la veille concurrentielle ?
Nous sommes encore au début du déploiement de GéniA, donc nous n'avons pas encore suffisamment de recul pour parler de tendances définitives ou affirmer que certains usages ont déjà « changé la vie » de nos utilisateurs. En revanche, les premiers cas d'usage qui nous semblent les plus prometteurs concernent clairement les emails, LinkedIn et la veille concurrentielle.
Ce qui revient le plus souvent, c'est le sentiment de gagner du temps sur des tâches qui, prises individuellement, peuvent sembler simples, mais qui finissent par prendre énormément de place dans une journée.
Sur les emails, par exemple, un utilisateur peut recevoir un message long ou complexe d'un client ou d'un prospect. Au lieu de devoir relire plusieurs fois l'échange et réfléchir longuement à la formulation de sa réponse, GéniA peut l'aider à comprendre rapidement le contexte et à préparer une première réponse adaptée. L'utilisateur peut ensuite la modifier et la valider. Ce qui prenait parfois dix ou quinze minutes peut être préparé en quelques instants, tout en conservant la personnalité et le contrôle de l'utilisateur.
Sur LinkedIn, l'un des cas d'usage les plus intéressants concerne la création de contenu et la prise de contact. Un entrepreneur ou un commercial peut avoir envie de publier régulièrement, mais manquer de temps ou d'idées. GéniA peut l'aider à générer des idées de posts à partir de son activité, de son secteur ou de sujets d'actualité, puis l'accompagner dans la rédaction. Il peut également aider à préparer un message de prise de contact plus personnalisé à partir du profil de la personne contactée.
L'objectif n'est pas d'envoyer automatiquement des messages standardisés. Au contraire, l'IA sert à réduire le temps nécessaire pour préparer une communication pertinente et personnalisée.
Enfin, sur la veille concurrentielle, l'intérêt est de pouvoir suivre plus facilement ce qui se passe dans son secteur. Un entrepreneur peut demander à GéniA de l'aider à identifier les informations importantes concernant ses concurrents : leurs actualités, leurs nouveaux produits, leurs prises de parole ou les évolutions de leur marché. Au lieu de passer du temps à consulter de nombreuses sources, l'IA peut aider à regrouper et à synthétiser ces informations.
Ce qui est intéressant, c'est que ces trois usages répondent finalement au même problème : l'information est partout, mais le temps disponible pour la traiter est limité.
GéniA permet donc de réduire le temps passé à chercher, comprendre et préparer, tout en laissant à l'utilisateur la décision finale.
Et je pense que c'est là que l'IA devient réellement utile dans le quotidien professionnel. Ce n'est pas forcément lorsqu'elle réalise une tâche spectaculaire, mais lorsqu'elle fait gagner quelques minutes sur une tâche répétée, plusieurs fois par jour. Au bout d'une semaine ou d'un mois, le gain de temps devient considérable.
L’IA intégrée au navigateur peut aussi générer une forme de dépendance ou de perte de compétence rédactionnelle. Comment vous abordez ce risque : voyez-vous GéniA comme un outil d’augmentation des capacités ou comme un substitut, et quelles bonnes pratiques vous recommandez à vos utilisateurs pour garder un esprit critique ?
C’est une vraie question, et je pense qu’il faut l’aborder avec honnêteté. Oui, comme toute technologie qui facilite une tâche, l’intelligence artificielle peut créer une forme de dépendance si l’on délègue systématiquement tout son travail sans prendre le temps de réfléchir.
Chez GéniA, nous considérons l’IA avant tout comme un outil d’augmentation des capacités, et non comme un substitut à l'utilisateur.
Prenons l'exemple de la rédaction d'un email. L'objectif n'est pas que l'utilisateur ne sache plus écrire et demande systématiquement à l'IA de tout faire à sa place. L'IA peut l'aider à structurer une idée, améliorer une formulation, adapter le ton à son interlocuteur ou gagner du temps sur la première version. Mais l'utilisateur doit rester capable de comprendre le message, de vérifier les informations et de décider si la réponse correspond réellement à ce qu'il souhaite dire.
C'est pour cela que nous recommandons de ne pas considérer l'IA comme une vérité automatique. Une réponse générée par une IA doit toujours être relue, vérifiée et adaptée au contexte. L'utilisateur doit conserver son esprit critique.
Nous pensons également qu'il est important de savoir ce que l'on délègue à l'IA. Les tâches répétitives, la recherche d'informations, la synthèse ou la première structuration d'un contenu sont des domaines où l'IA peut être particulièrement utile. En revanche, la vision, la stratégie, la relation humaine et la décision finale doivent rester du côté de l'utilisateur.
Pour moi, l'IA est comparable à une calculatrice. Utiliser une calculatrice ne signifie pas que l'on ne sait plus calculer. Cela permet surtout de gagner du temps et de se concentrer sur des problèmes plus complexes. L'enjeu est de conserver la capacité de comprendre ce que l'outil produit et de savoir quand son résultat doit être remis en question.
C'est également la philosophie que nous voulons appliquer à GéniA : l'IA doit aider l'utilisateur à aller plus vite et plus loin, mais elle ne doit pas penser à sa place.
Finalement, la bonne pratique est assez simple : utiliser l'IA pour augmenter ses capacités, mais toujours rester capable de comprendre, de vérifier et de décider.
Avec l’ajout du SMS et de la dimension multicanale, comment imaginez-vous l’évolution de GéniA dans les 3 à 5 prochaines années : vers quel niveau de personnalisation, d’automatisation et d’intégration du contexte (CRM, données marché, historique de navigation…) voulez-vous aller sans franchir la ligne rouge en matière de contrôle humain ?
Dans les trois à cinq prochaines années, nous imaginons GéniA comme une véritable couche d’intelligence au service de la relation client et du développement commercial.
L’objectif est de pouvoir accompagner les professionnels sur plusieurs canaux : emails, LinkedIn, SMS, mais aussi la voix. C’est notamment le rôle de GéniA Voice, notre solution destinée aux professionnels qui disposent d’un standard téléphonique. Elle peut les aider à gagner du temps sur la prise de rendez-vous, la transmission d’informations aux clients et le filtrage des appels indésirables.
À terme, nous voulons que GéniA puisse mieux comprendre le contexte professionnel de l’entreprise : l’historique des échanges, les informations clients, les données CRM ou encore le contexte commercial. L’objectif est de proposer des réponses et des actions toujours plus personnalisées.
Mais notre vision reste la même : automatiser les tâches répétitives sans perdre le contrôle humain. Les actions importantes, notamment celles qui engagent directement la relation avec un client ou un prospect, doivent rester contrôlables par l'utilisateur.
Notre ambition est finalement assez simple : développer des solutions qui permettent aux professionnels de gagner du temps sur la relation client et le développement commercial, afin qu’ils puissent se concentrer davantage sur leur activité et faire croître le chiffre d’affaires de leur entreprise.
GéniA doit devenir un véritable assistant qui aide les entreprises à gagner du temps, à mieux gérer leurs interactions et, au final, à développer leur activité.
Pour conclure, quel conseil très concret donneriez-vous à un pro qui passe déjà 2 à 3 heures par jour dans ses emails et sur LinkedIn, et qui hésite encore à intégrer un assistant IA comme GéniA dans son navigateur : par quoi devrait-il commencer dès demain matin pour tester intelligemment ce type d’outil ?
Je lui conseillerais de ne pas chercher à tout automatiser dès le premier jour.
Le plus simple est de commencer par une tâche très concrète et répétitive qui lui fait perdre du temps. Par exemple, lorsqu’il reçoit un email important, il peut utiliser l’IA pour résumer l’échange, identifier les points clés et lui proposer une première réponse. Il garde ensuite la main pour relire, modifier et envoyer le message.
Sur LinkedIn, il peut également commencer par demander à l’IA de l’aider à trouver des idées de contenus ou à préparer un message personnalisé à partir du profil d’un prospect.
L’idée est de commencer par une seule tâche et de mesurer le temps réellement gagné. Si une tâche qui prenait quinze minutes peut être préparée en trois ou quatre minutes, le bénéfice devient rapidement concret sur une journée entière.
Je conseille également de ne pas déléguer aveuglément. Il faut toujours relire les contenus générés, vérifier les informations et conserver son propre jugement. L'IA doit être considérée comme un assistant, pas comme quelqu'un qui pense ou décide à votre place.
Donc, concrètement, dès demain matin, je lui conseillerais de choisir une tâche répétitive qu'il réalise tous les jours, de la tester avec un assistant IA pendant une semaine et de mesurer le temps gagné.
C'est probablement la meilleure façon de découvrir la valeur de l'IA : ne pas chercher à révolutionner immédiatement sa manière de travailler, mais commencer par gagner quelques minutes sur une tâche précise. Ces quelques minutes, répétées plusieurs fois par jour, peuvent rapidement représenter plusieurs heures gagnées chaque semaine.
Et c'est précisément la philosophie de GéniA : faire gagner du temps aux professionnels sur les tâches qui leur prennent de l'énergie, pour qu'ils puissent se concentrer davantage sur leurs clients, leur développement commercial et la croissance de leur entreprise.
Pour en savoir plus : https://www.genia-ai.io